• Le soleil d'Athènes!

    Syriza et son leader M. Tsipras ont donc effectivement remporté les élections législatives en Grèce. Ce résultat exprime clairement la volonté du peuple grec de changer de politique, surtout de politique économique, et de voir la priorité accordée aux conditions de (sur)vie de la population.

    Il est trop tôt encore pour savoir si le pari va être totalement gagné ou si sous l'effet des pressions conjuguées des marchés financiers, du FMI, des institutions européennes et des responsables politiques allemands, mais aussi de l'impatience populaire et d'une extrême droite fascisante hélas trop présente et active, le pays va sombrer encore un peu plus dans le chaos et dans le désespoir.

    D'ailleurs ce qui inquiète le plus à Bruxelles et à Berlin, n'est pas tellement la situation grecque à proprement parler, les montants en jeu sont relativement faibles, assez en tout cas pour qu'une suppression d'une partie de la Dette ou qu'un étalement des remboursements reste supportable pour les banques créancières, mais bien plutôt la contagion politique à l'Espagne, l'Italie, le Portugal ou la France!

    L'Espagne, c'est certain, dispose déjà avec le mouvement "Podemos" d'un mouvement populaire (sondage à 27% en novembre) très semblable à Syriza. L'Italie, le Portugal et surtout la France sont certes dans des situations différentes mais là, le résultat des négociations entre la Grèce et ses créanciers va certainement largement influencer les recompositions politiques et le contenu des revendications anti austérité des mouvements de la "vraie" gauche.

    Un autre enseignement du vote grec, et une belle preuve de maturité, est le refus de voter pour l'extrême droite. Même s'il est de facto, 3ème parti de Grèce, le mouvement fasciste ne recueille qu'un peu plus de 6% des votes.

    Il faut dire qu'au contraire de la France où le FHaine tente de se présenter sous un jour favorable malgré un sourire carnassier évident, en Grèce, c'est la version musclée, violente et raciste qui a pensé pouvoir séduire les électeurs. Mais ne nous y trompons pas, le fond du mouvement est le même, liberticide, xénophobe, raciste et antisocial.

    Bonne chance à Monsieur Tsipras et bonne chance aux Grecs!

     


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