• Mort à l'Euro, à bas Bruxelles, mais au secours Siemens pour sauver Alstom!

    Le dossier Alstom, tel qu'il est traité par les radios notamment, est très révélateur de l'incompréhension totale de la réalité de la situation économique et industrielle de la France et de l'importance de l'Europe pour notyre avenir.

    Ces temps-ci, il est devenu à la mode de cracher sur l'Euro, source de tous les maux, comme il est à la mode depuis de (trop) nombreuses années de dénoncer lBruxelles pour toute décision européenne (prise en réalité par les Chefs d'Etat). C'est ainsi que tant en France que dans de nombreux autres Etats-membres de l'UE, les sondages indiquent un résultat inquiétant des courants anti-européens, pour les élections européennes dans quelques semaines.

    Mais voici que le géant (français) Alstom, déjà ressucité une première fois il y a quelques années est à vendre (au moins la branche énergie) et que le principal intéressé s'avère être américain.

    Tout le monde se réveille alors et appelle à une solution européenne, il s'agirait de créer un "airbus" de l'énergie avec les Allemands. Passons sur le fait qu'il n'y a qu'en France qu'Airbus soit français...comme il n'y a qu'en France que le Parlement européen soit de Strasbourg (allons, allons revenons au sujet!). Et les mêmes qui rejettent l'Europe et les pertes successives de souveraineté qu'ont entrainé lles progrès de l'intégration européenne, sont à présent en faveur d'une intervention de la France et de l'Allemagne pour qu'un rapprochement industriel soit imposé à Alstom et Siemens et permette de repousser l'offre américaine.

    Quelle démonstration éclatante qu'un géant français n'est encore qu'un tout petit acteur alors qu'un géant européen pourrait lui, lutter contre les géants américains ou chinois (ces derniers à qui on a livré toute notre technologie depuis 20 ans, vont maintenant se multiplier sur les secteurs "juteux" et/ou stratégiques).

    Quelle démonstration éclatante que c'est seulement à travers davantage d'Europe que nous pourrons espérer préserver (développer) les emplois en Europe et participer aux appels d'offre internationaux majeurs. A midi, un journaliste citait la concurrence acharnée entre Siemens et Alstom (justement) pour le train à grande vitesse en Chine. C'est Siemens qui a remporté le marché, mais c'est l'Europe qui a perdu parce que d'une part les conditions ont été terriblement massacrées et d'autre part, grâce aux transferts de technologie, les Chinois sont maitenant en mesure de concurrencer et Alstom et Siemens sur nos proprtes marchés.

    Réfléchissez avant de voter et ne vous tirez pas une balle dans le pied ou pire dans celui des générations à venir, en cédant aux sirènes populistes anti-européennes ou en renonçant au vote par désintérêt ou par déception devant la situation actuelle de "notre" Europe!

     


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