• Nous (ne) sommes (pas) tous des skieurs allemands....

    Fait vraiment pas bon être allemand et pratiquer le ski en ce moment. Après Schumacher et sa terrible chute il y a quelques jours, nous venons d'apprendre que la brave chancelière germanique vient, elle aussi, de faire les frais d'une perte de stabilité, à ski de fond semble t-il.

    Je vais essayer de ne pas agiter trop de lieux communs nationalistes, mais franchement sans souhaiter de mal à personne, je ne suis pas ému, ni par l'un ni par l'autre.

    Tout d'abord, des accidents de ski entrainant des blessures graves avec parfois des séquelles physiques ou neurologiques durables ou définitives, et même des décès, il y en a malheureusement des centaines chaque année dont personne ne parle quand il ne s'agit ni d'un puissant, ni d'un champion.

    Et pourtant, entre une star des médias qui aura à sa disposition les meilleurs médecins, les meilleurs traitements de rééducation et les meilleures conditions de reprises de sa vie normale et un pauvre citoyen moyen obligé de se débattre avec les limitations de sa mutuelle ou de sa couverture accident, obligé de renoncer à des soins ultérieurs pour conserver son travail ou pour reprendre sans trop de casse, ses études, devinez à qui va ma sympathie....

    Et puis m. je n'ai jamais aimé Schumacher. C'était un pilote dangereux pour les autres, en tout cas pour ceux capables de le battre. Combien de fois, n'a t-il pas risqué de causer un accident en course, parce qu'il n'acceptait pas l'éventualité d'un dépassement?

    Quand à Mme Merkel, là encore, je n'ai guère de sympathie. En tant que citoyen européen, je lui attribue, à elle et à son intransigeance,  une bonne partie, non pas de la crise financière et en tout cas pas de ses causes, mais de la grave régression sociale qui en découle en Europe. Certes, tous les pays qui ont vécu au dessus de leurs moyens sont responsables d'endettements insupportables aujourd'hui mais d'une part, c'est l'Allemagne la première qui est sorti de cette fameuse limite des 3% de déficit public (pour financer la réunification), d'autre part la remise en ordre des comptes publics devait-elle se faire au prix de la remise en cause des droits sociaux et de la dérégulation du Travail?

    Donc, tout ça pour dire que si je souhaite sincèrement que Schumacher s'en sorte sans séquelles et que Mme Merkel retrouve au plus vite son agilité habituelle, je pense qu'il y a des tas de sujets plus importants et des tas de situations individuelles plus dramatiques.

     


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