• Pas d'Union mais je pleure quand même!

    La campagne des Présidentielles françaises se poursuit dans un climat étrange, inimaginable il y a encore quelques mois.

    Il y a tout d'abord, deux candidats, celui des fachos du FHaine et celui de la droite dite républicaine (!), qui se retrouvent sous enquête ou inculpé. Mais l'un ne répond pas aux convocations (quel serait le sort d'un citoyen lambda?) et l'autre poursuit sa campagne en entraînant son camp (annoncé vainqueur au départ) dans un naufrage inévitable!

    Il y a ensuite, un candidat sorti d'on ne sait où, façon de parler, puisqu'il s'agit d'un ex-ministre du gouvernement Hollande, issu de la Banque Rothschild (mais si) et dont personne (en tout cas je l'espère) ne mettrait sa main à couper sur la véritable couleur politique. Pour moi un dangereux mystificateur, illusionniste au service des marchés, de la Finance et du patronat.

    Venons en au candidat du Parti Socialiste, vainqueur surprise (surpris?) de primaires à gauche et qui rame à contre courant du désamour populaire créé par 5 ans de promesses reniées ou oubliées par M. Hollande.

    Enfin, il y a le candidat de la rupture puisqu'il propose un changement de Constitution et de République comme points d'accroche de sa campagne.

    Côté programmes justement, le FHaine mise sur l'effet Trump (apparemment c'est un modèle porteur de voter pour un milliardaire qui place ses amis aux postes clés de l'Etat, qui méprise la cause environnementale, les accords internationaux et éventuellement les alliés historiques).

    La droite qui coule voulait ramener la France dans un ordre moral (et oui c'est drôle) "victorien" en imposant une "pax catholica" à une France de plus en plus religieusement diverse.

    L'illusionniste séduit en annonçant tout et son contraire, même sa visite d'allégeance à Berlin n'a pas provoqué de réaction, pourtant le chômage, la rigueur mais bon passons!

    Le plus intéressant est à venir. Forts de la défaite cinglante de leur poulain à la primaire de gauche et bien que la règle veuille que le vainqueur se voit appuyé par tous les participants, les principaux responsables du PS abandonnent leur candidat au profit de l'illusionniste, ami de la Finance. Là encore, les 5 dernières années se comprennent mieux maintenant!

    Bien sûr, dans cette situation, le candidat socialiste n'a aucune chance de gagner ni même d'être présent au second tout de l'élection.

    Le candidat de la rupture, très probablement non plus. D'où l'idée logique et intéressante de leur proposer d'unir leurs forces pour changer la donne à gauche.

    Oui mais l'Union comment?

    Entre un candidat en campagne depuis plus d'un an, porteur d'un projet radical largement diffusé et connu et un candidat du Parti Socialiste, certes sincèrement placé à la gauche du parti, mais lâché par les siens, soutenant par avance les investitures aux Législatives de personnalités qui se sont "illustrés" au cours du dernier quinquennat par des positions libérales et/ou antisociales, qui, en toute logique, devrait s'effacer?

    M. Hamon, puisqu'il s'agit de lui, se grandirait en faisant le constat suivant:

    "J'ai été amené, à plusieurs reprises au cours du quinquennat de François Hollande, à prendre mes distances ou à exprimer mes réserves et mes critiques vis-à-vis d'une politique économiquement trop libérale et/ou d'excès de zèle sécuritaires et liberticides. J'ai cependant respecté la démarche des primaires, en portant un projet résolument à gauche qui a reçu le soutien majoritaire des électeurs.

    Je constate aujourd'hui, avec amertume mais avec solennité que de nombreux responsables de mon parti, parmi lesquels, certains ont exercé des très hautes fonctions politiques, ont décidé de trahir l'engagement moral lié à la démarche des primaires et ont annoncé leur ralliement à un candidat pourtant beaucoup plus à droite selon son parcours personnel et ses propositions. Ces défections privent ma candidature de toute possibilité de bien figurer dans cette élection, a fortiori de l'emporter.

    Je prends acte de ces comportements et je souligne la responsabilité morale écrasante de leurs auteurs. J'en tire la conclusion suivante, je retire ma candidature et j'apporte mon soutien à Jean Luc Mélenchon, dont les propositions me paraissent les seules à permettre de restaurer une certaine justice sociale dont notre pays a tellement besoin. Au nom de la confiance dont vous m'avez honoré au cours de ces derniers mois, je vous demande de me suivre dans cette démarche. Ensemble, en unissant nos forces, nous pouvons gagner et rendre l'espoir à la France, à vous mes chers concitoyens!"

    Avouez que cela aurait de l'allure! Imaginez cette campagne, morne, sale, salie par les rumeurs de corruption ou en trompe l’œil qui tout à coup s'illuminerait d'enthousiasme et d'entrain.

    Me reviennent en tête, les paroles de cette chanson de Michel Delpech

    Dieu ! Mais que Marianne était jolie
    Quand elle marchait dans les rues de Paris
    En chantant à pleine voix :
    "Ça ira ça ira... toute la vie."
    Dieu ! Mais que Marianne était jolie
    Quand elle embrasait le cœur de Paris
    En criant dessus les toits :
    "Ça ira ! Ça ira ! Toute la vie."


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