• Subir la crise jusqu'à l'infanticide?

    Même s'il faut se méfier de l'effet d'amplification donné par la médiatisation excessive de certains faits divers, il semble que les cas d'infanticide se multiplient ces derniers mois!

    Si on met de côté les cas de parents (mère ou père) immatures, les cas de grossesses non souhaitées et les séparations mal vécues qui ont abouti à des morts d'enfants (toutes situations inacceptables bien entendu), il reste que de plus en plus de parents et notamment de mères, acculés à la misère, dépressifs en viennent à l'extrémité incompréhensible et horrible de supprimer leur(s) propre(s) enfant(s).

    Il est donc assez facile de voir que la dureté de la vie que connaissent trop de nos concitoyens, la précarité permanente, l'état de survie, la honte de ne pas pouvoir offrir à ses enfants ce qu'on souhaiterait pour eux, la faim, le logement insalubre, le regard des autres provoquent des dégâts psychologiques tels que la seule issue qui leur apparaisse devienne celle de la mort et pire de la mort à infliger à leurs enfants.

    Je n'ai pas trouvé beaucoup d'études sur cette relation, sur internet. Sans aller jusqu'à dire que cela n'intéresse personne, je pense que probablement en termes scientifiques, il sera toujours possible de dissocier tel ou tel cas et donc de remettre en cause le bien fondé de telles analyses. Pourtant, je suis persuadé que personne, parmi les dirigeants économiques ou politiques, n'ignorent que derrière les mots de rigueur, d'équilibre budgétaire, de réduction des dépenses publiques, les drames humains et les vies brisées se multiplient et la casse sociale s'amplifie.

    La solution? Probablement établir des règles éthiques en matière de revenus à encadrer et à réduire pour certains, à garantir et à améliorer pour des millions d'autres. La vie est un bien trop précieux pour qu'elle ne pèse rien dans la balance des comptes, dans les bilans, dans les choix politiques.

    Avant le financier, avant l'économique, il y a l'humain. Je ne dis pas qu'il faut poursuivre les erreurs du passé en s'endettant toujours plus, je dis qu'il faut privilégier l'humain et viser à réduire les inégalités sur le chemin d'une gestion plus saine (à tout point de vue) des économies.

    On a inventé la notion de développement durable des forêts, des océans, des sources d'énergie, on pourrait peut-être inventé, rapidement de préférence, le développement durable des êtres humains et en ce sens le mot anglais sustainable donne un éclairage intéressant parce que oui, ce que supportent depuis une dizaine d'années les populations d'Europe en particulier, n'est plus soutenable du tout! Il est plus qu'urgent de changer de direction!

    Il faudra probablement des années supplémentaires avant qu'un tel changement puisse se traduire en amélioration de la situation des plus faibles. Mais il aura immédiatement un effet bénéfique immense, celui de ramener l'espoir, l'espoir de s'en sortir, l'espoir que tous ces efforts et ces difficultés aient finalement servi à quelque chose, l'espoir d'un monde meilleur et plus facile à vivre pour nos enfants. Et c'est bien tout ce qui manque à un père ou une mère pour en arriver à envisager le pire!


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :